l\'indigné

le maintien de la rigueur budgétaire

 

le maintien de la rigueur budgétaire et des politiques monétaires et de change « au secours de la croissance »

 

L’oligarchie des incapables - Sophie Coignard par rikiai

 

Hollande, vrai changement?


Bonjour à toutes et à tous!

Tu peux voter, pétitionner, débattre à la télé, ou gamberger sans te bouger, mais...C’est dans la rue qu'çà s'passe – compagnie jolie mome


« Si les états, c est la même chose,

après c est la politique ils mènent qui diffère

ne pas confondre état et gouvernement ^^ »


J'ai vu qu'Hollande avait gagné les élections. Les mesures d'austérité seront donc prises par la gauche

 

Lundi, il a surtout annoncé une mesure symbolique, en réponse au gel des salaires du président et des ministres annoncé par François Fillon: «une baisse de 30%», si lui-même est élu. «Le président de la République s'était augmenté de 170% au début du quinquennat», a-t-il affirmé

 

On peut imaginer un deal franco-allemand intégrantla BCEqui maintiendrait des politiques budgétaires rigoureuses. Avec cependant de légères inflexions sur le degré de rigueur imposée en adaptant celle-ci à l'état des finances publiques nationales et à la soutenabilité de cette rigueur par les économies concernées.

 

le nouveau président français veut amender en lui intégrant un volet croissance (« entendez par là croissance keynésienne par la demande contrairement une croissance par l'offre et les réformes structurelles  » qui ont échoués).

 

 

Les adaptations de la politique de rigueur (  François Hollande est prudent sur le contexte: «Je ne parle pas de faillite [comme le premier ministre]. Je ne prends pas des mots qui ne correspondent pas à la situation», a-t-il déclaré en parlant d'un «redressement» à faire de l'économie. Mais sans attendre, la rigueur s'impose déjà dans la campagne. Le candidat du PS assume désormais le mot, «à condition de lui donner un sens». «La rigueur comme gestion sérieuse des finances publiques et la rigueur à l'égard des plus fortunés, dès lors qu'ils ont beaucoup reçu», a-t-il expliqué lundi dans une interview à Libération.

 

» La crise oblige Hollande à s'éloigner du projet du PS :

Une croissance de 2,5 % en 2013 ? Plus personne n'y croit, même pas au PS où François Hollande va même jusqu'à juger optimiste la prévision de croissance de 1 % en France en 2012 ! Si bien qu'au fil des jours, l'élaboration de son programme, sur la base des propositions du PS, tourne de plus en plus à la mission impossible. «Pour 2012, si je suis élu, je vais hériter du fardeau que va nous laisser Nicolas Sarkozy (...) Ce que nous allons faire en 2012 sera hypothéqué par son héritage», a expliqué le candidat socialiste vendredi soir sur France 2, reconnaissant implicitement ce que ses proches ne cessent de répéter depuis des mois: «tout ne sera pas possible». A commencer par la mise en oeuvre du projet du PS.

«Pas remanié mais adapté» : «Le projet ne sera pas remanié mais adapté», plaide Pierre Moscovici, qui a coordonné la campagne de la primaire de Hollande. «Il y aura des marqueurs du changement comme le contrat de génération, des efforts sur l'éducation et des propositions sur la transition énergétique" : 

la divergence quant au pacte budgétaire

 

Déjà, il n'est plus question de création de postes ex-nihilo mais de redéploiements à effectifs constants dans la fonction publique. Vendredi, Hollande en en relativisé le coût (500 millions d'euros par an sur cinq ans soit 2,5 milliards d'euros au total) en le rapportant aux «75 milliards d'euros d'exonération fiscale accordés aux plus riches». «Je veux préparer l'avenir», a-t-il redit

 Cela donnerait donc :

  • mise en place d'une politique budgétaire modérément restrictive pour « les pays vertueux » (répondant au dogme néolibérale)  que sont l'Allemagne, les Pays-Bas etla Finlande ;
  • mise en place d'une politique budgétaire très restrictive pour des pays tels quela France, l'Espagne et l'Italie "condamnés" à rester dans la zone euro ;
  • enfin, traitement particulier pour la Grèce qui inscrirait sa politique budgétaire restrictive dans la durée mais, qui, à court terme, sortirait de la zone euro tout en disposant d'un nouveau statut monétaire lié à l'euro (nouveau taux de change dévalué de 30% par exemple par rapport à l'euro avec un cours pivot et des marges de fluctuation de +/- 5% voire 10%). Ces mesures sont tout aussi inutiles que les "plans de sauvetage UE-FESF-FMI de 2010-2011" ;
  • sur le change, ce QE à l'européenne affaiblira l'euro fortement avec chute de l'euro/dollar dans une zone 1,10/1,15, les fondamentaux triomphant... Et si les marchés étaient tentés d'aller chercher la parité ?

Les trois leviers pour compenser cette rigueur – et leurs conséquences

 

Afin de compenser une politique budgétaire globalement très restrictive à l'échelle globale de la zone, on peut imaginer que deux leviers seront largement utilisés :

 

1) une "dévaluation" implicite de l'euro contre les autres grandes devises (afin de redonner un peu d'oxygène à l'économie par une plus forte compétitivité des exports – encore que cet avantage ne concernera pas beaucoup les pays les moins dotés en produits industriels ou services exportables. Naturellement le gouvernement allemand et la BCE accepteront tacitement cette dépréciation du change. On peut tabler sur des objectifs de forte baisse de la monnaie unique :

 

« L'appréciation du yen, favorisée par le maintien d'une forte aversion au risque sur les marchés financiers, et l'appréciation du dollar, favorisée par l'absence probable de futurs assouplissements quantitatifs et par la diminution des déficits de la balance de paiements courants, viendront appuyer ces scénarios de dévaluation de l'euro ».

 

2) Toujours dans le souci de compenser le caractère extrêmement restrictif des politiques budgétaires, la BCE garantira plus ou moins explicitement le maintien d'une politique monétaire accommodante sur plusieurs années. Pour cela, elle ramènera en deux à trois fois le niveau de son principal taux directeur dans une zone 0,25/0,50% proche de celle des autres grandes banques centrales, contre 1,00% à ce jour.

 

3)En enfin, avec ce scénario, jeune remontée des taux obligataires des emprunts d'Etat de la zone euro et ce,malgré une politique budgétaire rigoureuse et le maintien de taux courts très bas (je finalise d'ailleurs une série d'articles sur le krach obligataire qui nous attend d'ici la fin 2013) :



19/05/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres